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Le blog des grimpeurs et ouvreurs de nouvelles voies traditionnelles d'Annot, Topo, photos, video et descriptifs des nouvelles voies.

Annot à bloc : 2013, l'année de la baise...

 IMG_7708.JPG 

 

C'était pourtant bien parti, lorsqu'avec Antoine il y a déjà 8 ans nous avons commencé à bartasser dans les falaises supérieures d'Annot, notre intérêt s'est d'abord tourné vers les désormais fameuses fissures/trad que nous avons choisi de ne pas équiper, avec quelques luttes pédagogiques mais une belle réussite.
A cette époque, le club d'annot "Vive Les Gestes"qui avait connu un apogée dans les année 90, était un peu en stand-by, essentiellement orienté vers la salle d'escalade et les groupes d'enfants. Nous avons pensé, avec des gens du village aussi, qu'il serait bien plutôt que de faire les choses dans notre coin, de participer à la vie du club et de mélanger falaise et plastique pour une nouvelle dynamique de l'escalade à Annot comme dans le temps.
Cette dynamique a été très productive car nous avons réussi à lier de forts liens d'amitiés avec les habitants d'Annot, à leur montrer que nous pouvions être des gens raisonnables et utiles (consommation), leur expliquer ce que nous faisions avec nos gros tapis, comment on se protégeait dans des fissures "sans pitons", bref de partager une forêt où les uns comme les autres nous avions des passions diverses.
Il ne faut pas oublier qu'Annot connaissait une certaine sensibilité liée à la fréquentation de la piste d'Argenton, qui n'est d'ailleurs pas à Annot mais sur la commune du Fugeret pour l'essentiel, de nombreux amalgames existaient entre grimpeurs, ramasseurs de champignons, squatteurs, campeurs. Même si les ouvreurs du spot avaient déjà bien géré par la mise en place du site internet et une masse non négligeable de pédagogie, il est important que les gens puissent mettre un visage sur les protagonistes et c'était désormais le cas.
Lorsque nous avons eu à discuter avec les différentes parties concernant les secteurs de trad ou ce qui allait devenir l'Annot à bloc, nous n'avons eu aucun soucis, que de l'enthousiasme de la part des habitants d'Annot et ce au fil de nos prospections, nous avons fini par tomber sur une zone ou les blocs étaient particulièrement classes et surtout très concentrés, après quelques coups de brosses fructueux (Antoine avait participé activement à l'ouverture des bloc d'Argenton), nous nous sommes dit que ce serait cool d'y faire une bringue-grimpante. L'Annot à bloc était né.
Mais l'erreur (rétrospectivement) c'est qu'au lieux de faire les choses " à l'ancienne" nous avons décidé d'en parler et de faire les choses dans les règles, il nous semblait que nous risquions de mettre en péril le reste des secteurs en ouvrant sans autorisation. Nous sommes donc allé voir la mairie pour discuter de notre idée et voir dans quelle mesure il était possible d'avoir une aide logistique ou tout au moins la possibilité de contacter les propriétaires des parcelles.   
A notre grande surprise, la mairie souhaitait justement mettre en valeur les grès, disposait à ce propos d'une enveloppe conséquente attribuée par la communauté européenne et ne savait pas trop par quel biais l'utiliser.
Nous avons donc discuté et élaboré un évènement tant pour les grimpeurs (100 blocs nouveaux à chaque édition) que pour les gens des alentours (animations sur la place et tutti-quanti), c'est ainsi que les 2 éditions du Annot à bloc ont eu lieux, la mairie au commande de la communication, nous à la logistique avec des prestataires du coin et le club pour s'occuper des enfants, l'accueil et autres ouvertures sur le bloc des finales. 
Entre temps, beaucoup de grimpeurs de tous horizons commençaient  affluer dans les secteurs de trad qui prenaient une certaine ampleur (près de 200 longueurs) et nous nous sommes dit  que ce serait marrant d'organiser un meeting trad, cela permettrait de faire venir des grimpeurs forts d'un peu partout pour essayer les projets mais surtout en faisant un peu de com, nous espérions récupérer du matos (coinceurs) à faire essayer aux débutants en trad ainsi que les prendre en main pour leur montrer comment l'utiliser dans les nouveaux secteurs de voies faciles. Un véritable topo est née et le meeting à été un surprenant succès malgré absolument aucun moyens si ce n'est des bras, des brosses et quelques rares cerveaux...
Dans notre tentative de communication, des gens du villages nous ont proposé de l'aide, des commerçant, des gens, les bars évidemment. Seule la mairie semblait dubitative et alors que nous sollicitions l'utilisation de la salle polyvalente du village pour une des soirée, les choses ont tourné au vinaigre : un des adjoints nous accusait violemment de détourner "l'Annot à bloc" pour le faire devenir un "Tradannot" !!!
Incompréhensions!!! 
Mais tentative d'explications : détourner notre propre évènement pour quoi faire?? Pas le même style d'escalade, pas les même grimpeurs, pas les mêmes dates, pas le même endroit, pas les mêmes moyens (aucun)...il nous a semblé que l'affaire était entendue, les deux évènements ont eu lieux avec un beau succès.
 C'est à ce moment que se produit une savante alchimie entre le saucisson, le sparadrap mais surtout catalyseur essentiel de la réaction : la connerie.
Alors que depuis plusieurs mois la mairie nous laisse dans l'inquiétude quant à l'organisation ou pas de l'annot à bloc, un étrange appel d'offre est ouvert pour l'intégralité du Annot à bloc (communication et logistique). Nous ne comprenons pas car habituellement, une énorme partie du Annot à bloc est bénévole et selon nous cela serait trop coûteux de faire facturer les milliers d'heures accumulées, d'autres part, nous organisons et brossons les blocs avant l'évènement et ne voyons pas trop quel type d'entreprise pourrait s'occuper à la fois de la com et de la logistique( brossage que nous effectuons avec plaisir). 
La mairie nous rassure et nous demande de nous organiser pour répondre nous même à l'appel d'offre, prétextant des obligations administratives et l'envie de  déléguer complètement la communication à des personnes compétentes.
En fait, nous tombons dans un piège, alors que nous répondons à l'appel d'offre pour la somme exacte que coûte l'évènement les deux années précédentes, la mairie est déjà organisée depuis 3 mois avec une entreprise qui comme par miracle facture moins cher.
Verdict : le club et les grimpeurs d'Annot devront aider gratuitement le prestataire, lui montrer ou sont les blocs, lui fournir le matériel utile, trimbaler le matos, effectuer l'accueil des participants  et les recettes du challenge seront encaissées par....la mairie!!!
Bien entendu nous n'acceptons pas et lors d'une réunion avec les politiques l'explication nous est donnée, textuellement :
- "Vous êtes punis car le Tradannot était financé par l'opposition politique.
- ???!!! Mais le Tradannot n'a pas de budget!
- Le traiteur vous a donné des saucissons et le pharmacien du strap.
- ......"
Et oui...la politique c'est ça, des gens responsables et intelligents, doués de faculté d'analyse, capables de reconnaitre le travail des gens, de valoriser les bénévoles et chargés de s'occuper du bien-être des concitoyens.
Beaucoup de grimpeurs ne votent pas mais parfois, il faudrait vraiment.
Au-delà de cette sombre et classique histoire de récupération, il y a la nuance entre des organisations par des passionnés résidant dans un lieu qu'ils font vivre et des organisations mercantiles forcément plus puissantes mais avec quelle durée? Il y a aussi la solidarité entre les grimpeurs qui est parfois un peu décevantes face à tant de mauvaise foi, alors cette année il y aura peut-être un Annot à bloc, mais pas le notre.
Lionel Catsoyannis.

 

we-re not dead

 


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L
Bonjour Tristan, halalala le tradAnnot c'était bien chouette, oui, on nous demande souvent si ça se refera, c'était beaucoup d'énergie, absolument aucun budget sinon le bar qui nous avait payé le concert. Une organisation d'un autre temps. L'esprit perdure au travers des gens qui continuent à venir dans les fissures, les mentalités ont changé, maintenant c'est logique tout ça (ne plus mettre des spits partout). on a bien réussi. C'est un secret mais il va probablement y avoir un tradlatour mais shuuut!! reviens qd tu veux.<br /> yo
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T
Génial :) Ces temps-là donnent envie d'être revécus !<br /> Quoi qu'il en soit (je n'ai pas assez de recul pour ma part) si les mentalités vis à vis du trad et de l'équipement ont évolué c'est tant mieux (à voir quand même si c'est aussi le cas plus au sud, dans les calanques ou à la sainte victoire notamment).<br /> A+<br /> Tristan
T
Reste-t-il une trace/copie du "droit de réponse" de la marie ? (le lien datant de février 2013, il ne fonctionne évidemment plus).
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T
Ahaha tu as raison, les "resquilleurs" n'ont en effet pas choisi le bon jour pour resquiller, c'était la Chine au pied des blocs ! Un poile bizarre de faire culpabiliser les grimpeurs en effet...<br /> Leur position concernant l'inscription à la journée n'est pas très claire non plus. Est-ce payant pour tout le monde ou bien uniquement ceux qui veulent participer à la compétition et donc avoir un classement à la fin de la journée ? Il y a un petit flou là-dessus...Volontaire ... ?<br /> Sinon je trouve votre position assez honorable, de continuer à participer à l'événement malgré tout. Content que l'Urban Climbing ait bien marché pour cette première ! (si j'étais toi d'ailleurs, je déposerai le nom et le concept ! Ahah. -> Urb'Annot Contest ?)<br /> Et au fait, qu'en est-il du Trad'Annot ?<br /> <br /> Bien content de vous avoir revus (rapidement) avec Marie-Line, on reviendra pour mettre à profit vos super conseils pour les fissures d'Annot ! et pour votre bonne humeur !<br /> Tristan
L
Bonjour Tristan,<br /> Je ne crois pas c'est trop vieux, et pas forcément passionnant, le fond du problème était simplement une disproportion entre les énergies en présence, les enjeux de grimpeurs et ceux économiques n'ayant pas les mêmes contraintes, on sait très bien que le reste de l'enrobage "légal" est très facile à instrumentaliser, comme partout et toujours. En ce qui me concerne personnellement le Annot à bloc a pas mal dévié de ce pourquoi nous avions proposé à la mairie de l'organiser, nous étions allé les voir pour avoir des autorisations, pas de la thune. C'est normal/moderne que ce soit allé dans cette direction, je ne suis pas certain que nous aurions réussi à nous motiver à continuer comme les 4 premières éditions, une professionnalisation était peut-être la seule possibilité? Pour autant, cette fête reste une belle bringue pour le village, ça rassemble les gens, renvoi une image des grimpeurs globalement positive et fait bosser les commerces autour de l'escalade ce dont nous tirons forcément profit dans la pérennisation de notre pratique sur place. Cette année le club (3 adultes qui se trouvent être les mêmes que ceux qui brossaient les premiers Annot à bloc) ont organisé bénévolement de brosser 40 passages dans le village, c'était très chouette, les relations avec la mairie sont apaisées et c'est plus confortable pour tout le monde.<br /> Les gens du villages, nous voient passer tous les jours avec nos gros sacs, le perfo est souvent au bar, nos groupes, les stages de trad, les commerces vendent les topo, je ne crois pas que le passage d'une boite de Grenoble puisse remettre en péril notre légitimité sur place, et puis ça changerait quoi?<br /> Effectivement (puisque je ne peux pas m'empêcher d'être un peu taquin...) je n'ai pas trop compris l'histoire des "resquilleurs", les blocs de cette année sont depuis plusieurs millions d'années à leur place dans une forêt qui l'est tout autant, ces blocs étaient à 90% déjà brossés et le seul secteur encore utilisé fréquemment (par nous même pour nos stages) du coup le job de cette année pour les collets a constitué en peu de choses, les resquilleurs sont juste peut-être un peu couillons de venir précisément le jour du Annot à bloc qui est probablement le pire jour de la décennie pour monter au secteur "des garambes" (annot à bloc 2012/13). <br /> Allez détendons nous tous!<br /> Lionel
F
"Si voter pouvait réellement changer les choses, ça ferait bien longtemps que ce serait interdit"<br /> Coluche
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T
Ahaha tu as raison, les "resquilleurs" n'ont en effet pas choisi le bon jour pour resquiller, c'était la Chine au pied des blocs ! Un poile bizarre de faire culpabiliser les grimpeurs en effet...<br /> Leur position concernant l'inscription à la journée n'est pas très claire non plus. Est-ce payant pour tout le monde ou bien uniquement ceux qui veulent participer à la compétition et donc avoir un classement à la fin de la journée ? Il y a un petit flou là-dessus...Volontaire ... ?<br /> Sinon je trouve votre position assez honorable, de continuer à participer à l'événement malgré tout. Content que l'Urban Climbing ait bien marché pour cette première ! (si j'étais toi d'ailleurs, je déposerai le nom et le concept ! Ahah. -> Urb'Annot Contest ?)<br /> Et au fait, qu'en est-il du Trad'Annot ?<br /> <br /> Bien content de vous avoir revus (rapidement) avec Marie-Line, on reviendra pour mettre à profit vos super conseils pour les fissures d'Annot ! et pour votre bonne humeur !<br /> Tristan
L
Juste une chose qui m'agace, le coup du doigt d'honneur "qui ne serait pas vulgaire".<br /> Ca me rappelle des paroles nauséabondes du genre "Dire que les pédés sont inférieurs aux hétéros et que c'ets une abomination qu'ils aient des gosses, mais nooooon c'est pas de l'homophobie" ou<br /> "Considérer que c'est à madame de s'occuper des gosses et pas à leur père (cf toutes les réactions sur le congé pour enfant malade ou le partage du congé parental) mais nooon c'est pas du<br /> sexisme".<br /> <br /> Ho ! Assumez, merde !<br /> <br /> Vous mettez un doigt en tête de votre article, ça veut dire "J'encule le maire et ses manoeuvres". Tout le monde le comprend, même un inuit des glaces qui n'a jamais vu une corde d'escalade de sa<br /> vie. Arrêtez de vous cacher derrière ledit doigt.<br /> <br /> Après, le conseil de je sais plus qui sur les propos injurieux et cette photo, c'est un conseil d'ami qui a discuté cinq minutes avec des copains juristes et sait qu'un petit pétage de plomb peut<br /> mener loin pour un mot idiot ou une photo bête. Envoyez-le chier si vous voulez mais ne venez pas pleurer après.<br /> <br /> On peut très bien exprimer un mépris abyssal tout en gardant un langage policé. C'a d'ailleurs beaucoup plus de force que de sortir des mots orduriers. Mais ça demande une colère froide, et non<br /> chaude, et donc de se donner le temps que la pression redescende.<br /> <br /> Quant à la réaction face aux manoeuvres de la Mairie, cela demande aussi du doigté et de la patience pour réfléchir aux actions possibles. D'abord, bien sur, refuser tout travail bénévole : dès<br /> qu'il y a intervention d'un prestataire payé, les bénévoles faussent le marché. Donc le presta se débrouille. Et l'evenement capotera de lui-même, comme les chataignes dont parle un citoyen local.<br /> C'est dommage mais c'est la seule façon de faire la démonstration de l'incompétence de la mairie : si vous les aidez tant soit peu à sauver l'événement, ils auront gagné...<br /> <br /> Cela dit, si vous avez comme vous l'indiquez le soutien de la poulation locale, rien ne vous empeche de déserter cet événement et d'en organiser un autre, avec un autre nom et l'esprit d'origine.
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B
Exactement, a oui, on sent la parole du connaisseur qui a grimpé sur les dalles d'Ailefroide. Ce serait pas votre devise : fermer les bras et tenir les prises (et les places au chaud) de la commune<br /> d'Entrevaux oups pardon d'Annot, enfin moi j'dis ça je dis rien là hein....<br /> En tout cas en tant que grimpeur j'essaye de garder ma ceinture scapulaire loin des mauvaises aspérités, et je prends les mauvais "moov" en épaule car j'ai assez de cœur et d'énergie pour passer le<br /> crux et ma "lolote" est irréprochable quand la pente est savonneuse...
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